Les moulins de la Beaume Drobie (farine, huile de noix, textile) se dénombrent par dizaines entre le XVe et le XIXe siècle : selon l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, on estime qu’en 1830, près de 80 moulins étaient actifs rien que sur le bassin de la Drobie et ses affluents (source : Archives départementales de l’Ardèche, AD07).
Les terrasses agricoles, ou « faïsses », constituent pour leur part l’empreinte la plus évidente de la culture de la châtaigne, de la vigne et de diverses céréales : en 1800, elles couvraient plus de 1 200 hectares sur le versant sud de la vallée (source : Observatoire Cévenol du Paysage, 2020). La technique de la pierre sèche, inscrite à l’UNESCO depuis 2018, reste visible dans les murs en blocs sans mortier, parfaitement ajustés, parfois sur plusieurs mètres de haut (source : UNESCO).
L’abandon progressif des cultures de montagne à partir des années 1950 (exode rural, crise de la châtaigne, modernisation) a laissé nombre de ces infrastructures à l’abandon. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, de multiples initiatives locales restaurent et entretiennent ces témoins : on estime que près de 10 % des terrasses de la vallée ont retrouvé un usage agricole ou sont engagées dans une restauration depuis 2005 (source : CAUE 07, Mission Terrasses 2020).