Symbole de savoir-faire local, l’escalier en pierre est aussi au cœur de la transmission.
Certaines pierres sont “signées” d’un signe de tâcheron (petit motif gravé par le maçon), retrouvées par exemple dans le hameau du Gua à Beaumont ou à Faugères (source : “Etude des maisons cévenoles”, E. Gacon, 2019).
Parfois protégé par un auvent (en lauze ou tuiles canal), parfois entièrement découvert, il épouse parfaitement la pente du terrain. Testé à travers les siècles, l’escalier extérieur résiste aux crues, au gel, à l’usure des pas et du temps.
Dans certains villages, la restauration de ces escaliers est au cœur de la politique patrimoniale. D’après la Communauté de Communes du Pays Beaume-Drobie, entre 2015 et 2022, plus de 140 escaliers de pierre ont été restaurés via des chantiers participatifs ou des aides publiques, preuve de leur importance identitaire.
Ils font aujourd’hui partie des Sentinelles du patrimoine rural (programme des CAUE), et nombre de villages organisent des “balades du bâti” pour en transmettre l’histoire aux plus jeunes.