Si les armes ne furent jamais les seules protagonistes de la résistance cévenole, la solidarité envers les populations traquées fut une autre forme de courage. Plusieurs dizaines de familles juives trouvent refuge dans les villages ou hameaux isolés. À Montréal, Laboule, ou Payzac, des familles, parfois protestantes, souvent simplement humaines, cachent des enfants dans les granges ou les combes (source : Musée du Protestantisme - Le Chambon-sur-Lignon, centre de mémoire).
Un exemple parmi d’autres : dans la vallée de la Drobie, au mas de Rieu, la famille P., agriculteurs modestes, a protégé deux sœurs juives venues de Nîmes, cachées plusieurs mois de 1943 à 1944 (témoignage disponible au Mémorial de la Shoah, dossier Ardèche).