La pierre sèche repose sur un principe d’assemblage minutieux de pierres, sans aucun mortier ni liant. Cette technique exige habileté, patience et sens de l’équilibre.
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Choix et taille des pierres : Les bâtisseurs sélectionnaient sur place les pierres adaptées pour assurer la stabilité. Les plus lourdes forment la base, les plus plates servent à égaliser les niveaux.
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Joint sec : Chaque pierre doit s’appuyer sur deux autres, et jamais sur un simple point pour éviter l’effondrement. Un mur bien fait laisse apparaître le moins d’interstices possible.
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Drainage naturel : L’absence de liant permet à l’eau de circuler librement, ce qui prévient la pression interne et l’éclatement du mur lors des fortes pluies cévenoles.
L’apprentissage se faisait souvent au fil du travail, entre voisins, parents, et parfois lors de chantiers collectifs (les "corvées"), signe d’une solidarité active au cœur des villages.