Les hameaux n’étaient pas immuables. La vigne est arrivée massivement à la fin du XIXe siècle, occupant parfois les terrasses autrefois réservées au seigle ou à la châtaigne. Le phylloxéra, puis la crise du châtaignier à la fin du XXe siècle, ont bouleversé ces équilibres. La dépopulation rapide, entre 1900 et 1960 (la population passe de 450 000 à moins de 250 000 en Ardèche, Source : INSEE), a laissé certains hameaux vides, parfois engloutis par la forêt.
Pourtant, ces structures persistent. Les pierres sèches, les bornes gravées de signes mystérieux, les anciennes calades brillent à travers les ronciers, comme autant de traces de vie. Aujourd’hui, quelques agriculteurs, néo-ruraux ou descendants des anciens habitants, restaurent ces hameaux, coupent les genets, relèvent les murets. Leur action s’inscrit dans la continuité d’un vieux proverbe local : « Quand le hameau renaît, la montagne revit ».