Sillonner les vallées cévenoles, c’est observer toujours une petite ritournelle dans le paysage : des maisons, souvent accrochées à la pente, dont la façade principale regarde le sud. Au fil des villages et mas isolés, cette habitude d’orientation intrigue et fascine. Derrière cette apparente simplicité se cachent plusieurs raisons, ancrées profondément dans le rapport entre les habitants et leur territoire. Ici, le bâti ne se décide jamais au hasard, il naît de la terre, du climat, des besoins quotidiens et des gestes patinés par les siècles.