Dans la haute vallée de la Drobie, l’offre du marché reflète le calendrier rural. En avril-mai, les étals se garnissent de premières fraises, d’asperges et des plantes sauvages cueillies la veille à la fraîche. En juillet-août, les marchés sombrent dans une abondance presque luxuriante : fromages de chèvre, pêches, miel, courgettes, et le soir, de la charcuterie encore tiède, du pain aux graines.
Contrairement à d’autres régions, la production reste modeste : sur les 7 marchés « actifs » recensés en été dans la vallée, aucun ne dépasse habituellement la quinzaine de stands (source : Office de Tourisme Cévennes d’Ardèche). C’est une volonté locale de privilégier la qualité et la traçabilité.
- Au marché de Jaujac : on croise jusque 30 exposants l’été, dont des maraîchers en bio, un berger en direct, des stands de safran, et un apiculteur multi-médaillé.
- À Valgorge : le mardi matin, tout est ardechois : yaourts au lait cru, jus de pommes de montagne, tisanes sauvages, légumes rétros.
- À Saint-Mélany : marché de l’après-midi, à contre-courant, accueille souvent de petits producteurs labellisés Nature et Progrès (label bio associatif très local). Ici, le rapport humain prévaut : certains apportent juste leurs œufs, d’autres de la confiture maison.
En dehors de juillet et août, les marchés s’étiolent, mais il reste toujours un panier possible à composer : Valgorge et Jaujac conservent une présence réduite, appuyée par quelques épiceries de villages.