L’importance patrimoniale des clochers et campaniles se lit aussi dans les mobilisations contemporaines pour leur restauration. Nombre d’édifices, victimes de la dépopulation rurale et du manque d’entretien, ont souffert (source : Sauvegarde de l’art français). En Ardèche méridionale, entre 1990 et 2018, sur 53 édifices religieux, 11 ont fait l’objet d’importantes réhabilitations, souvent portées par la mobilisation locale et le soutien de la Fondation du Patrimoine.
- Appels au mécénat local et régional pour la réfection de maçonneries, de couvertures en lauze ou en ardoise, ou la restauration de campaniles forgés, dont certains datent de 1825 à 1880.
- Ancrage dans la vie associative : De nombreux villages relancent aujourd’hui leurs fêtes de clocher – montée, illumination nocturne, visites guidées – visant à resserrer les liens autour de ce patrimoine commun.
- Mise en valeur dans l’offre touristique : Plusieurs itinéraires thématiques sont balisés par les intercommunalités, invitant à découvrir l’histoire, l’architecture, mais aussi les légendes associées aux clochers et campaniles de chaque vallée (source : Office du tourisme Cévennes d’Ardèche).
Les restaurateurs et compagnons tailleurs de pierre témoignent de l’attachement des villageois, y compris des néo-ruraux, à préserver ce symbole d’enracinement. Ces opérations sont souvent l’occasion de redécouvrir des savoir-faire oubliés : taille du tuf, ferronnerie d’art, pose de lauzes.