Au fil des sentiers cévenols et des villages accrochés à la montagne, un petit bâtiment intrigue : discret, trapu, parfois en ruines, parfois restauré, il se dresse toujours à l’écart de la maison. Son nom résonne ici avec la solide simplicité du pays : le clède. Loin d’être anecdotique, cet édifice raconte à lui seul une façon de vivre, d'organiser le territoire et de travailler avec la nature.
Le mot “clède” désigne traditionnellement, dans le sud de l’Ardèche, des Cévennes jusqu’aux confins du Gard et de la Lozère, une petite construction en pierre sèche consacrée à la transformation de la châtaigne, ce fruit que l’on appelait longtemps “le pain de bois”. La grande majorité des maisons rurales anciennes s’en dotaient – preuve de leur importance au quotidien. Quelle était la fonction exacte du clède ? Comment s’inscrivait-il dans la vie d’autrefois, et quel sens conserve-t-il aujourd’hui ? Suivez les traces de la châtaigne, et laissez-vous guider.