La maison traditionnelle (“mas”, “bastide”, ou simplement “maison rurale” selon la zone) est souvent divisée en plusieurs niveaux, pour épouser la déclivité du terrain et répondre aux besoins agricoles.
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L’étable (ou “rôche”) occupe généralement le rez-de-chaussée, pour protéger le bétail du froid et stocker le fumier (précieux engrais naturel). L’humidité dégagée réchauffait le logement au-dessus.
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L’habitation principale : située à l’étage, elle s’articule autour d’une pièce à vivre avec cheminée, rarement très vaste. Il n’est pas rare de voir deux familles partager un même bâtiment, chaque “linteau” marquant la porte d’un foyer.
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Le grenier ou “sécadou” : destiné au séchage de la châtaigne, richesse locale. Isolé du reste de la maison pour éviter les incendies, il est aéré par des ouvertures “en claie”, et situé à l’écart ou sur le toit.
L’enchevêtrement des ruelles, parfois couvertes de passages voûtés (les “calades”), offre des raccourcis pour circuler à l’abri de la pluie ou du soleil. Ces agencements n’obéissent pas à un plan, ils naissent de l’utilité : relier, protéger, tirer parti de chaque recoin.
On trouve rarement d’espaces ouverts côté rue, à la différence d’autres régions : ici, le patio ou la cour intérieure restent modestes, cernés de hauts murs pour limiter l’exposition au vent, protéger de la chaleur ou des intempéries.