Dès le départ du village, le sentier plonge à l’ombre de gros châtaigniers, arbres emblématiques des Cévennes ardéchoises, dont la culture façonna le paysage à partir du XIV siècle (source : Conseil départemental de l’Ardèche).
En avançant, la température chute de plusieurs degrés, grâce à la densité des feuillus et à la couverture végétale qui protège du soleil. Plusieurs panneaux dévoilent des anecdotes sur la faune locale : les traces de genette repérées à l’aube, les couleuvres qui profitent du sol chaud, la discrète salamandre tachetée souvent visible après la pluie.
Le point fort pour les enfants : un minuscule sentier mène à une “châtaigneraie école”, où l’on découvre la vie autour du castagnier, les outils traditionnels et la minuscule cabane d’estive aménagée en musée miniature.
À mi-parcours, un belvédère naturel offre une vue plongeante sur les méandres de la Drobie avant de replonger sous l’ombre des coudriers. C’est aussi un bon moment pour sortir les jumelles : la vallée abrite le circaète Jean-le-Blanc (grand rapace spécialiste des reptiles) et le pic noir, deux espèces protégées régulièrement observées ici (sources : LPO Drôme-Ardèche).