Vers un label mondial UNESCO ?
La reconnaissance internationale reste difficile : rivalité avec d’autres territoires, exigence d’authenticité, besoin de projets partagés sur plusieurs communes… Pourtant, depuis 2018, plusieurs élus et partenaires du Pays Beaume-Drobie explorent la démarche de classement au patrimoine mondial de l’UNESCO, sur la thématique des paysages de terrasses cévenoles et de la culture de la châtaigne (cf. La Montagne des Cévennes). Un dossier a été amorcé, s’appuyant sur le précédent des Causses-Cévennes, classés en 2011 pour leur agro-pastoralisme méditerranéen.
À ce stade :
- Les inventaires de terrasses en pierres sèches réalisés depuis 2016 – près de 130 km recensés sur le seul bassin de la Drobie (source : « Terrasses d’Ardèche ») – servent de socle à la candidature.
- L’inscription au Patrimoine immatériel de l’UNESCO de la technique des murs en pierres sèches (2018) a facilité la prise de conscience, mais il reste à structurer une démarche territoriale complète pour que la vallée puisse, un jour, être reconnue elle-même (Source UNESCO).
L’enjeu n’est pas uniquement touristique : il s’agit aussi d’accéder à de nouveaux financements, de créer des coopérations internationales (notamment avec l’Italie et l’Espagne, où l’on retrouve ces paysages en terrasses) et d’associer durablement les habitants à la gestion de leur bien commun.
Réseaux européens, réserves de biosphère et coopération transfrontalière
- Réserve de biosphère des Cévennes : Toute la partie ouest du secteur, frontalière de la Lozère, est intégrée à cette grande réserve transrégionale reconnue par l’UNESCO, qui expérimente des manières durables de gérer forêt, agriculture et patrimoine.
- Programmes Leader et Interreg : Grâce à ces financements européens, la vallée a pu soutenir depuis 2015 plus de 20 projets patrimoniaux : restauration de ponts anciens, mise en valeur de sites, transmission des pratiques agricoles ancestrales (Sources : GAL Ardèche méridionale, Europe.eu).
- Partenariats avec la Catalogne et la Ligurie : Des échanges sont organisés avec des villages méditerranéens pour partager techniques et stratégies de valorisation, à travers le projet européen « Paysages de terrasses vivantes ».